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22.10.2007

Science-fiction 2001 : Mort et renaissance du futur (7)

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Instruire en s'amusant

 

    Dans le premier chapitre de La Refondation du monde, Jean-Claude Guillebaud explique que « Hegel soutenait que le devoir du savant consistait non seulement à communiquer son savoir mais à la rendre attrayant et même poétique. AInsi la tâche du penseur consistait-elle à rendre les idées esthétiques, c'est à dire mythologiques, afin qu'elles puissent être comprises par le peuple. »

     Ces poètes des idées et des connaissances, qui de l'astronomie et de la physique ont fait naître des paysages nouveaux, qui de la biologie et de l'anthropologie ont conçu des civilisations, qui de la cybernétique ont créé des robots, tantôt effrayants, tantôt émouvants, tantôt comiques, et de la biologie et de la génétique tirent intrigues, situations et personnages, nous les avons déjà.

    Nous avons nos poètes, notre mythologie et nos icônes. Comme tous les poètes, leur rôle est de nous raconter l'univers, à nous lecteurs, pour que nous le comprenions mieux.

    En tant qu'écrivains de SF, leur talent est de manipuler le monde — pour qu'il ne nous manipule pas.

 

    Dans les textes que vous allez lire dans Escales 2001, d'étranges animaux auront la parole, le Big Bang sera examiné sous toutes les coutures, des vaisseaux aux dimensions de planètes traverseront les gouffres étoilés, les eaux monteront sur la côte Atlantique, le bug de l'an 2000 aura plus ou moins lieu, des guerres éclateront, des gouvernements peu sympathiques prendront le pouvoir et des savants tenteront de déchiffrer des énigmes inscrites dans le sol d'autres planètes… et la World Company en prendra pour son grade, prouvant, si besoin était, qu'on peut encore regarder le présent en face, et jouer avec le futur, pour le plus grand plaisir des lecteurs.  

 

Sylvie Denis

 

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