23/09/2009
Les Pulps

Francis Saint-Martin
Encrage (2000)
Si le phénomène plonge ses racines dans l'explosion de prose imprimée au XIXe siècle, et s'est un peu prolongé après-guerre, en concurrence sans espoir avec le livre de poche, l'âge d'or des pulps est les années 30. En témoignent les dates de parution de l'abondante iconographie : une centaine de couvertures souvent magnifiques, reproduites en noir et blanc hélas (mais le livre n'est déjà pas à la portée de toutes les bourses...). Et l'impression est renforcée à la lecture de l'index des pulps en fin de volume, compilation d'une somme de travaux titanesque — tant, dans ce domaine de la littérature jetable, les capitaines d'industrie avaient à l'envi multiplié les titres, voire les maisons d'édition.


Le présent ouvrage est structuré un peu curieusement : après une brève présentation historique de la naissance et de l'apogée des pulps, plusieurs chapitres sont consacrés à une histoire plus détaillée de Street & Smith (qui fut entre autres l'éditeur de Doc Savage, et d'Astounding Stories pendant dix années dorées, 1933-43) ; suivent quelques mots sur la fin des pulps et une conclusion. Le reste du livre (plus de la moitié) est consacré à des coups de projecteur qui sont souvent autant de coups de cœur, avec des articles sur une dizaine de héros récurrents ayant eu leur propre titre (et c'est sur Doc Savage, un amour de longue date, que Francis Saint-Martin se montre le plus passionnant), et un illustrateur vedette.

Le livre souffre parfois du style hyperbolique de son auteur, qui en vient à faire ressembler les bios d'auteurs ou d'éditeurs à celles de leurs héros (par la prose en tout cas), et lance des affirmations parfois peu documentées. On ne peut le considérer comme une œuvre de référence : les sources sont rarement citées, il n'y a pas d'indexation ou de renvois croisés, ni de références à la bibliographie sur le sujet (donnée en fin de volume). C'est, tout simplement, un monument de passion, une lettre d'amour à un phénomène littéraire souvent méprisé, porteur de toute la séduction de la nostalgie.
Pascal J. Thomas
Une autre critique par Claude Ecken.
09:54 Publié dans Pascal J. Thomas | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : science-fiction, pulps, littérature |
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Commentaires
On y trouve les meilleurs récits d'Astounding, de Wonder stories, d'Unknow, de Weird Tales, Planet stories... etc.
INDISPENSABLE !
Écrit par : Fantasio | 25/09/2009
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