11.11.2009
Steam Trek
19:48 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2009
Réalité augmentée
20:18 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
La mue du Cafard
Le site du Cafard cosmique, que nombre de lecteurs de ce blog connaissent assurément, a mué dans la nuit. Un changement présenté sur cette page, dans un éditorial qui ne craint ni les affirmations péremptoires, ni les oxymores, comme ce bref extrait permet d'en juger :
« Mais rassurez-vous, nous garderons notre mauvais esprit et la passion intacte de la SF, la vraie !
Réduite à un sous-genre au sein de la littérature et culturellement considérée comme un art mineur, la Science-fiction dépasse aujourd’hui son appellation et s’allie aux littératures voisines (fantasy, conte, fantastique, horreur...) pour former ce qu’on nomme désormais la littérature de l’imaginaire. »

Quoique personne n'ait jamais été capable de définir, ni même de cerner d'une manière satisfaisante (1) ce que pouvait bien être la « vraie » science-fiction — l'expression est plutôt employée en général par les contempteurs du genre pour en dénigrer certains aspects qui leur déplaisent — la contradiction est flagrante avec la phrase suivante, dont la deuxième partie (2) fleure bon le tout début des années 90, lorsque certain jury décida, pour d'obscures raisons, de remplacer « science-fiction française » par « imaginaire » dans l'intitulé du prix qu'il décernait.
Quant aux « Transfictions qui s’affranchissent des règles et n’hésitent pas à transgresser la narration » — une formulation dont le côté délicieusement rebelle conformiste à la mode Inrockuptibles peut faire sourire de nos jours où la notion de transgression a été tant galvaudée — voilà qui nous ramène au bon vieux temps des années 60, lorsque la revendication des auteurs New Wave et assimilés de s'affranchir des règles et de transgresser la narration pouvait être considérée comme relevant de la modernité (3).
Faire du neuf avec du vieux, tel semble donc être le credo du nouveau Cafard cosmique.
Certains changements annoncés, néanmoins, suggèrent une évolution tout à fait louable et intéressante du site, notamment la participation de « grandes plumes » et la rémunération des collaborateurs grâce aux revenus de la publicité qui y fait son apparition — deux nouveautés qui permettent d'espérer à l'avenir plus de rigueur dans l'approche théorique (4), une sélection plus sévère des critiques et articles, et vraisemblablement une diversité accrue des idées et opinions exprimées.
Il est temps, me semble-t-il, de prendre conscience que nous sommes au XXIe siècle, et non dans l'extension d'une bulle de présent centrée sur la fin du XXe.
(1) Ceux qui ont conservé le souvenir de la fameuse grille de « SFitude » concoctée par Serge Lehman dans la deuxième moitié des années 90 sont priés de ravaler leur sourire narquois.
(2) Passons sur la SF qui « dépasse son appellation », on croirait lire un de ces prières d'insérer typiques des éditeurs de littérature générale, ou l'une de ces chroniques parisianistes où l'on nous explique, à propos d'auteurs comme Dick, Ballard, Bradbury, Dantec ou Werber qu'ils « transcendent la science-fiction ».
(3) Lorsqu'il fait la liste des différentes mutations de la science-fiction dans son Illustrated History of Science Fiction (1975), James Gunn emploie le terme « style-dominant » (« dominée par le style ») pour qualifier cette période si riche et si fertile de l'histoire du genre.
(4) Bon, d'accord, la période n'est sans doute pas favorable à l'expression d'idées nouvelles, et — pour sortir un instant du monde de la fiction, qu'elle soit science-, trans- ou rien de tout cela — il est difficile de nier que la mode est, en gros depuis le début du millénaire, au recyclage de vieux rogatons présentés comme des nouveautés toutes neuves. Dans un monde où d'évidentes régressions sociales sont qualifiées de « réformes » et où les idéologies les plus dramatiquement égoïstes du XIXe siècle sont présentées comme la pointe du progrès en matière de pensée politique, quoi de plus naturel que les arts subissent une dérive analogue ?

10:35 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, actualité, web, cafards
21.07.2009
Les moutons électriques rêvent-ils de poupées aux yeux morts ?
Juste une petite page de publicité pour la réédition prochaine de Poupée aux yeux morts par les Moutons électriques, dans une édition reliée avec jaquette illustrée tirée à un petit nombre d'exemplaires numérotés, avec une préface de Michel Pagel et de (magnifiques) illustrations de Caza.
Pour en savoir plus et éventuellement souscrire, c'est ici.
Et le texte du roman (moins l'épilogue) est téléchargeable librement là. Le fichier est sous licence Creative Commons by-nc-nd.
12:15 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, littérature, hardcover, caza, publicité, parution
12.05.2009
Jour de deuil
La création française a été mise à mort aujourd'hui peu avant 17 h 00 par l'adoption de la loi Création et Internet, dite Hadopi.
En signe de deuil, Génération Science-Fiction sera interrompu jusqu'à nouvel ordre.
17:01 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
08.05.2009
Qui contrôlera le futur ? à l'Assemblée nationale
Voici la lecture par le député Patrick Bloche de Qui contrôlera le futur ? en clôture des débats sur la loi Création et Internet :
12:16 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, hadopi, patrick bloche, littérature, vidéo
30.04.2009
La science-fiction à l'Assemblée nationale
15:16 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, hadopi, assemblée nationale, politique, patrick bloche
25.04.2009
Qui contrôlera le futur ?
Nous, le peuple de la science-fiction, auteurs, traducteurs, illustrateurs, critiques et chroniqueurs, essayistes, libraires, blogueurs, éditeurs et directeurs de collection, tenons à exprimer par ce texte notre opposition à la loi Création et Internet.
C'est un truisme de dire que la science-fiction se préoccupe de l'avenir et que nombre de ses acteurs ont dénoncé les dérives possibles, voire probables, des sociétés industrielles et technologiques ; le nom de George Orwell vient spontanément aux lèvres, mais aussi ceux de John Brunner, Norman Spinrad, Michel Jeury, J.-G. Ballard, Frederik Pohl & Cyril M. Kornbluth, et bien d'autres encore.
La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c'est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c'est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.
La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l'avenir et le désir de contrôle d'une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s'il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c'est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu'élever des barrières ou des murs n'amène qu'à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu'interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d'innover et de créer. Le futur qu'il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.
La loi Création et Internet, rejetée le 9 avril dernier à l'Assemblée nationale, doit être de nouveau soumise à la fin du mois à la représentation nationale.
Cette loi, dont on nous affirme qu'elle défendra les droits des artistes et le droit d'auteur en général, nous apparaît surtout comme un cheval de Troie employé pour tenter d'établir un contrôle d'Internet, constituant par là même une menace pour la liberté d'expression dans notre pays.
Les artistes, les créateurs, tous ces acteurs de la culture sans qui ce mot serait vide de sens, se retrouvent instrumentalisés au profit d'une loi qui, rappelons-le, contient des mesures telles que le filtrage du Net, l'installation de mouchards sur les ordinateurs des particuliers, la suspension de l'abonnement à Internet sans intervention d'un juge et sur la base de relevés d'IP (dont le manque de fiabilité a depuis longtemps été démontré) effectués par des sociétés privées et l'extension de mesures prévues à l'origine pour les services de police luttant contre le terrorisme à l'échange non autorisé de fichiers entre particuliers.
Profondément attachés au droit d'auteur, qui représente l'unique ou la principale source de revenus pour nombre des travailleurs intellectuels précaires que nous comptons dans nos rangs, nous nous élevons contre ceux qui le brandissent à tout bout de champ pour justifier des mesures de toute façon techniquement inapplicables, certainement dangereuses, dont le potentiel d'atteinte aux libertés n'est que trop évident aux yeux de ceux qui, comme nous, pratiquent quotidiennement dans le cadre de leur travail l'expérience de pensée scientifique, politique et sociale qui est au cœur de la science-fiction.
Également conscients de l'intérêt et de la valeur des communautés créatives, nous nous élevons aussi contre les dangers que cette loi fait peser sur le monde de la culture diffusée et partagée sous licence libre, qui constitue une richesse accessible à tous.
Internet n'est pas le chaos, mais une œuvre collective, où aucun acteur ne peut exiger une position privilégiée, et c'est une aberration de légiférer sur des pratiques nées de la technologie du XXIe siècle en se basant sur des schémas issus du XIXe siècle, songez-y.
Car l'avenir est notre métier.
Signataires :
Algésiras, scénariste, dessinatrice (BD)
Joseph Altairac, essayiste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Andoryss, scénariste (BD)
Ayerdhal, auteur
Raphaël Bardas, auteur
Stéphane Beauverger, auteur
Geneviève Beduneau, auteur, blogueuse
Ugo Bellagamba, auteur, essayiste
Jean-Luc Blary, éditeur
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Michel Borderie, illustrateur
Bruno B. Bordier, auteur
Charlotte Bousquet, auteur
Georges Bormand, auteur, critique
Alexis Brun, éditeur
David Calvo, auteur
Thibaud Canuti, auteur, conservateur des bibliothèques
Flora Cappelluti, journaliste
Thierry Cardinet, illustrateur
Philippe Caza, illustrateur, scénariste
Éric Cervos, auteur
Jérôme Charlet, critique, traducteur, libraire
Lucie Chenu, auteur, anthologiste, directrice de collection
Hélène Collon, traductrice
Christophe Cottier, auteur
Laurent Courau, auteur, réalisateur, webmestre
Magali Couzigou, auteur, lectrice
Thomas Day, auteur, directeur de collection
Lionel Davoust, auteur, traducteur
Jeanne A Debats, auteur
Philippe Delestaing, bibliothécaire
Nicolas Delsaux, critique
Irène Delse, auteur
Sylvie Denis, auteur, traductrice, anthologiste, essayiste, critique
Jean-Pierre Desthuilliers, auteur, webmestre
Thierry Di Rollo, auteur
Sara Doke, auteur, traductrice, essayiste
René-Marc Dolhen, critique
Gregory Drake, auteur
Lea Honorine Dray, photographe, auteur
Christophe Duchet, traducteur
Allan Dujiperou, webmestre
Jean-Claude Dunyach, auteur, anthologiste
Claude Ecken, auteur, critique, essayiste, scénariste (BD)
Françoise Ecken, essayiste
Philippe Ethuin, essayiste, blogueur
Hélène Fairmarch, auteur
Fabien Fernandez, illustrateur
Frank Ferric, auteur
Jean-Pierre Fontana, auteur
Gilles Francescano, illustrateur
Alexandre Garcia, auteur, traducteur, critique
Didier Gazoufer, auteur
Thomas Geha, auteur, libraire
Laurent Genefort, auteur, essayiste, directeur de collection
Vincent Gessler, auteur
Pierre Gévart, auteur, rédacteur en chef
Laurent Gidon, auteur
Olivier Girard, éditeur, rédacteur en chef
Karine Gobled, blogueuse
Michel Grimaud, auteurs
Gudule, auteur
Julien Guerry, libraire
Denis Guiot, directeur de collection, critique
William Guyard, critique
Vladimir Harkonnen, baron
Esther Hartwell, blogueuse
Henscher, auteur, scénariste (BD)
Jean-Christophe Hoël, illustrateur
Aurélien Knockaert, webmestre
Wladimir Kokkinopoulos, auteur
Pénélope Labruyère-Snozzi, auteur, éditeur
Marie-Noëlle Lacassin, décoratrice scénographe
Sylvie Lainé, auteur
Patrice Lajoye, anthologiste
Nathalie Legendre, auteur
Olivier Legendre, libraire
Roland Lehoucq, essayiste
Jonas Lenn, auteur
Jocelyn Leroy, lecteur
Marie Renée Lestoquoy, auteur
Yves Letort, libraire
Eric Lesueur, éditeur, photographe
Li-Cam, auteur
Jean-Marc Ligny, auteur
Christine Luce, critique
Marc Madouraud, essayiste
Bernard Majour, bibliothécaire
Manchu, illustrateur
Xavier Mauméjean, auteur
Nadine Manzagol, auteur, scénariste, vidéaste
Patrick Marcel, traducteur, illustrateur, essayiste
Sybille Marchetto, auteur, anthologiste
Coralie Méïsse, libraire
Nathalie Mège, auteur, traductrice
Natacha Ménard, lectrice
Laurent Million, auteur
Yann Minh, illustrateur, créateur de liens
Pascal Mir, auteur
Charles Moreau, essayiste
Ghislain Morel, auteur, documentaliste
Philippe Morin, auteur, critique, bibliothécaire
Loïc Nicolas, libraire
Richard D. Nolane, auteur, essayiste, scénariste (BD), traducteur, anthologiste
Stéphane Nolhart, auteur
Michel Pagel, auteur, traducteur
Thierry Pagès, adjoint du patrimoine
Claire Panier-Alix, auteur
Olivier Paquet, auteur
Roland Pawlak, bouquiniste spécialisé
Pierre Pelot, auteur
Serje Peronnet, blogueur
Audrey Petit, directrice de collection
Olivier Pezigot, bibliothécaire
Jean-Pierre Planque, auteur
Laurent Queyssi, auteur
Hélène Ramdani, éditeur
Mireille Rivalland, éditeur
André-François Ruaud, auteur, éditeur
Simon Sanahujas, auteur, essayiste
François Schnebelen, critique
Nicolas Serra, auteur
Frédéric Serva, auteur
Stéphane Servain, dessinateur (BD)
Isabelle Seviran, comédienne, lectrice
Claire Sistach, chercheuse d'arts
Nicolas Soffray, auteur, critique
Georges Subrenat, enseignant
Bertrand Tesson, documentariste
Hervé Thiellement, auteur, critique
Christian Vilà, auteur, essayiste
Christophe Thill, éditeur
Pascal J. Thomas, essayiste, critique
Olivier Tomasini, auteur
Emmanuel Tollé, chroniqueur
Juan-Manuel Torres-Moreno, auteur
Daniel Tron, traducteur
Jean-Louis Trudel, auteur
Selene Verri, journaliste
Jérôme Vincent, éditeur, webmestre
Herveline Vinchon, libraire
Thierry Virga, auteur
Roland C. Wagner, auteur, traducteur, essayiste, critique
Philippe Ward, auteur, directeur de collection
Christine Webster, compositrice
Laurent Whale, auteur
Martin Winckler, auteur
Joëlle Wintrebert, auteur, scénariste, critique
Nicolas B. Wulf, auteur
Pascal Yung, illustrateur
(Liste mise à jour le 7 mai à 20 h 15.)
17:50 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (128) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, hadopi, internet, filtrage
14.04.2009
Troisièmes Journées Interdisciplinaires Sciences & Fictions de Peyresq : Les Subjectivités collectives
Du 21 mai 2009 au 24 mai 2009, Peyresq - Alpes-de-Haute-Provence (annuel)
Les troisièmes Journées Interdisciplinaires Sciences et Fictions de Peyresq se tiendront du jeudi 21 mai au dimanche 24 mai 2009.
Thème :
Après avoir choisi, par deux fois, d'appuyer nos réflexions sur l'oeuvre d'un auteur, respectivement Robert A. Heinlein et la pédagogie du réel en 2007 et Rudyard Kipling et l'enchantement de la technique en 2008, les Journées S&F2009 se pencheront sur un concept, résolument interdisciplinaire : Les subjectivités collectives.
Dégagé par l'auteur, éditeur et théoricien de la SF, Gérard Klein, ( in « Trames et Moirés »,1986), le concept de subjectivité collective touche à toutes les sciences et interroge la méthode scientifique, dans les rapports qu'elle entretient avec la création artistique.
Quel est le rôle de l'art, et en particulier de la littérature, dans la "magie originelle" qui permet à des individus de cultures différentes d'échanger leurs idées, de mettre en commun différentes formes de pensée ? Un groupe social comme celui des lecteurs de science-fiction est-il mieux (ou moins bien) préparé que d'autres à s'approprier les idées et les images nouvelles de la science ?
Dans « Trames et moirés », Gérard Klein renversait la question : pour lui, le langage n'est pas tant un moyen de se communiquer des idées ou des expériences en quelque sorte extérieures aux individus, qu'un moyen de constater la possibilité de partager la même expérience ; et c'est cette possibilité qui définit pour lui le groupe social ou plutôt « les fait exister comme subjectivité collective ».
La littérature est alors ce qui permet aux subjectivités collectives de communiquer, même « à leur insu », même lorsque l'échange porte plus sur la forme que sur le contenu objectif, les idées proprement dites. Mais à quel besoin de partage la construction de la science-fiction en tant que genre pouvait-elle alors répondre au XXe siècle ?
Organisation :
Organisées par l'Institut Robert Hooke de culture scientifique de l'Université de Nice , les journées Sciences & Fictions de Peyresq constituent un moment de rencontre entre « littéraires », « scientifiques » et écrivains conscients de l'importance de la science-fiction comme outil de communication et de pédagogie de la science, et offrent un point d'ancrage à la jeune communauté française de recherches science-fiction
Les participants sont pris en charge de Nice à Nice, et hébergés dans le joli village de Peyresq, dans l'arrière pays. Les capacités d'hébergement sont limitées à une trentaine de places.
Ecrivains invités en 2009 : Sylvie Denis, Claude Ecken, Gérard Klein, Serge Lehman et Roland C. Wagner.
Frais d'inscription :
160 €, hébergement compris (80 € pour les doctorants, auxquels la priorité sera accordée pour les quelques places encore disponibles)
Responsables : Ugo Bellagamba (Un. Nice), Eric Picholle (CNRS Nice) & Daniel Tron (Un Angers)
Contact : SF@unice.fr

Responsable : Eric Picholle
Url de référence :
http://irh.unice.fr
Adresse : Institut Robert Hooke de culture scientifique Université de Nice Sophia Antipolis Parc Valrose 06108 Nice cedex
09:34 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, subjectivités collectives, gérard klein, science, colloque universitaire
26.01.2009
La délation selon Dan Simmons
Voici un communiqué de l'estimable et talentueux Jean-Daniel Brèque, loué soit son nom, qui attristera sans doute ceux d'entre vous qui apprécient les œuvres de l'auteur bushiste Dan Simmons. Désolé de faire tomber une idole de son piédestal, mais là, c'est grave, quand même :
Traducteur de plusieurs ouvrages de Dan Simmons - de L'ECHIQUIER DU MAL (Denoël, 1992) à TERREUR Robert Laffont, 2008) -, je tenais depuis 2004 une rubrique régulière sur son site web.
Ces derniers temps, j'ai été troublé, révolté et même écouré par les propos des intervenants du forum de ce site, voire de l'auteur lui-même, qui déversaient des flots de haine contre les démocrates, les Arabes, les homosexuels, les écologistes, et cætera.
C'est le 11 janvier dernier qu'est arrivée la goutte d'eau qui a fait déborder le vase : Dan Simmons a encouragé un internaute à dénoncer au FBI une jeune Palestinienne étudiant aux Etats-Unis, qui lui avait confié sa colère devant le massacre de Gaza et son désir de vengeance.
Simmons allait jusqu'à donner le lien du site à contacter pour une dénonciation, ainsi que plusieurs numéros de téléphone, concluant son message par la phrase suivante : « En fait, inutile de les contacter, je l'ai déjà fait (je suppose que son prénom n'est pas celui que vous donnez, mais vous pourrez discuter de cela avec les agents fédéraux qui vont vous rendre visite). »
Le même jour, je lui ai signifié ma décision de cesser toute collaboration avec son site. Il en a pris acte, maintenant son appel à la délation (sa justification tenait en une date, celle du 11 septembre) et concluant - à tort - que j'éprouvais « du mépris » pour son site web, pour sa position et pour lui-même, mais aussi pour son ouvre. En conséquence, me dit-il, il a décidé non seulement de faire effacer de son site web toutes les chroniques que j'avais rédigées - à ce jour (21/1/2009), cela n'est pas encore fait, la gestionnaire dudit site étant en vacances -, mais il en a en outre « contacté Danny Baror, [son] agent littéraire pour l'étranger, et lui [a] demandé de s'assurer (par contrat) que [je] ne [serais] plus jamais en position de traduire DROOD [son dernier roman], ni toute nouvelle ouvre de fiction signée Dan Simmons. »
S'il m'avait demandé de ne plus le traduire, vu la rupture de notre relation de confiance, je l'aurais accepté. Il a choisi de m'imposer sa volonté - une frappe préventive, doublée d'une riposte disproportionnée, ce qui est parfaitement cohérent avec sa posture idéologique. Après avoir informé les éditeurs pour lesquels j'ai récemment traduit ses romans - et que je remercie pour leur soutien -, j'ai décidé de rendre public cet incident, afin que ma position soit claire.
Jean-Daniel Brèque
22:30 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, délation, racisme, fascisme, bushisme





Joseph Altairac





