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        <title>GÉNÉRATION SCIENCE-FICTION - sylvie_denis</title>
        <description>Laboratoire nexialiste de psychohistoire littéraire</description>
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (6)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 16:02:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_gogos.JPG&quot; alt=&quot;medium_gogos.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Des univers de signes&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans un roman de science-fiction « traditionnel », les premières pages, voire les premières lignes, servent à donner, le plus rapidement possible, un certain nombre d'indices au lecteur qui doit les utiliser pour inférer la nature et les règles du monde dans lequel il est en train d'entrer. Le rôle du début du roman est donc de placer le lecteur dans un cadre narratif. Il lui donne des indications sur les structures de l'univers fictionnel dans lequel il s'apprête à entrer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ainsi, la première page d'un classique du genre, &lt;b&gt;Planète à gogos&lt;/b&gt;, nous informe de l'existence de savons dépilatoires, de difficults d'approvisionnement en eau — que le leceur comprend grâce à l'existence de deux robinets, un pour l'eau salée et un pour l'eau non salée — et d'un projet de fusée pour vénus, introduit au moyen d'un écran encastré au-dessus du miroir de la salle de bains.&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (5)</title>
                <link>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/archive/2006/09/26/cyberspace-ou-l-envers-des-choses-5.html</link>
                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 17:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_gibcou.jpg&quot; alt=&quot;medium_gibcou.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Les matières&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On a vu que William Gibson s'attachait aux objets : il s'attache de la même façon aux matières qui constituent&amp;nbsp; ces objets, qu'il s'agisse de vêtements, de bijoux, de meubles, d'armes ou d'œuvres d'art. Les matières, au même titre que les objets, peuvent fonctionner comme des signes.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On peut distinguer deux grandes catégories de matières : celles qui sont &lt;i&gt;naturelles&lt;/i&gt; et celles qui sont &lt;i&gt;artificielles&lt;/i&gt;. Il va sans dire que cette classification est essentiellement subjective. Ainsi que le rappelle Jean Baudrillard :&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « &lt;i&gt;Pourquoi le béton serait-il moins authentique que la pierre ? Nous éprouvons des matières synthétiques telles que le papier comme tout à fait naturelles, et le verre est une des matières les plus riches qui soient.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais les préjugés ont la peau dur et certaines matières semblent être définitivement condamnées à l'artificialité&amp;nbsp; De toutes ces matières créées par le vingtième siècle, le plastique est certainement&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (4)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 16:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_neuro1.jpg&quot; alt=&quot;medium_neuro1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Artistes et objets d'art&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Parmi les nombreux reproches adressés à William Gibson, celui de « faire mode », d'utiliser une culture « populaire » et éphémère, et donc sans valeur profonde, revient très souvent. Or, culture artistique et objets d'art figurent en bonne place parmi les objets dont sont si friands ses personnages.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Julius Deane est un individu important, mais il ne fait pas partie des plus riches et des plus puissants, tels 3Jane, que les protagonistes ne rencontrent jamais. Il apparaît pour la première fois dans un endroit bien particulier — un entrepôt — et environné d'objets.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous apprenons toutefois d'abord qu'il ne porte jamais deux fois le même costume, lesquels sont les reproductions de vêtements du siècle précédent, et que ses lunettes sont taillées dans du quartz rose. Bref, Julius Deane est un homme riche et excentrique, et il aime les choses. Avant de voir comment William Gibson décrit&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (3)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Sat, 21 Jun 2008 08:22:51 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_chrome.jpg&quot; alt=&quot;medium_chrome.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Objets et personnages&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme nous l'avons vu, les personnages de William Gibson sont des nomades urbains. Or les nomades n'ont pas beaucoup d'effets personnels : quand on se déplace sans cesse, on ne s'encombre pas de nombreuses possessions. Leur totalité entre généralement dans un sac, tels les sacs de nylon de Case.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Que contiennent ces sacs ? Des vêtements, pour l'essentiel. C'est probablement ce qui a provoqué beaucoup des reproches faits à l'auteur. Les personnages de Gibson sont moins caractérisés par leur apparence physique que par ce qu'ils portent. De plus, les événements importants de leur vie sont souvent célébrés par un changement de tenue. Ainsi, lorsqu'elle devient l'employée du riche et puissant Josef Virek, Marly se débarrasse-t-elle d'une veste, jusque-là l'objet le plus cher qu'elle ait jamais possédé, mais désormais bon pour le marché aux puces… De la même façon, lorsqu'il entre en contact avec Deux-par-jour, Bobby n'approuve pas les&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (2)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 11:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_comtezero.jpg&quot; alt=&quot;medium_comtezero.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Les lieux gibsoniens&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme je l'ai déjà souligné, &lt;b&gt;Neuromancien&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Comte Zéro&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Mona Lisa s'éclate&lt;/b&gt; et les nouvelles du recueil &lt;b&gt;Gravé sur chrome&lt;/b&gt; se déroulent dans deux univers contigus et opposés : le cyberspace et la réalité.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans le cyberspace, les personnages sont séparés de leur corps. Les objets qu'ils rencontrent sont des &lt;i&gt;simulations d'objets,&lt;/i&gt; eux-mêmes le plus souvent abstraits, et apparaissent comme lumineux, colorés et immatériels. Dans la réalité, les mêmes personnages ont un corps : ils s'habillent, mangent, fréquentent des endroits divers. Cette réalité a souvent été qualifiée d'« urbaine ». En effet, peu d'actions se déroulent à l'air libre, et l'auteur décrit très peu de lieux « naturels ». Le lieu naturel le plus souvent montré est la plage qui, si elle est naturelle, n'est pas toujours réelle.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle est réeelle au début de &lt;b&gt;Comte Zéro&lt;/b&gt;. Elle était virtuelle à la fin de &lt;b&gt;Neuromancien&lt;/b&gt;, et virtuelle on la retrouve&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Cyberspace ou l'envers des choses (1)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 10:03:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;i&gt;Le rôle des objets dans l'œuvre de William Gibson&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/00/02/2134440621.jpg&quot; id=&quot;media-1074436&quot; alt=&quot;jl006191-2007.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1074436&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dès sa publication, l'œuvre de William Gibson a été autant critiquée que louée. Tant les critiques que les louanges s'appuyaient sur le fait que William Gibson était perçu comme une des figures dominantes d'un nouveau courant qui, selon certains de ses porte-parole, devait renouveler un genre en perte de contact avec le réel, et donc incapablconcevoir un futur pertinent. Mais là où les uns voyaient une possibilité de création, les autres ne percevaient que superficialité, effet de mode et clinquant.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 1989, Gregory Benford, dans un article largement défavorable au cyberpunk, écrivait :&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « &lt;i&gt;J'aime la littérature des apparences de Ballard à Gibson et au-delà — mais je ne crois pas qu'elle soit vraiment porteuse de sens. Des idées sous-jacentes constituent de meilleurs guides, que ce soit dans la littérature ou dans la vie.&lt;/i&gt; » (1)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce que reproche benford aux cyberpunks,&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (5)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 09 May 2008 16:20:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/01/897053718.jpg&quot; id=&quot;media-998925&quot; alt=&quot;897053718.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998925&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On peut se demander, après ce survol d'une partie de l'œuvre de Greg Egan si, non content de ne pas être un romantique, il n'est pas aussi un pessimiste forcené. Y a-t-il quelque chose à attendre d'un monde d'égoïstes dont on ne peut être sûr q'ils auront assez de jugement moral pour inventer l'humanité sans s'auto-détruire et sans devenir des monstres ? En d'autres termes, si votre père, ou votre voisin, se révèle être Adolf Hitler et qu'il n'y a pas de chevalier armé d'un sabre laser pour le rameber du bon côté de la Fore, qui sauve l'humanité de sa tendance à l'aveuglement et à l'auto-destruction ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans « La caresse, le policier kidnappé par Lindhquist, le créateur de tableaux vivants, n'a d'autre justification pour l'exercice de son léter que son sens inné de la justice. Harold, le sienifique de « La Cuve », est amoureux. D'un amour non partagé&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (4)</title>
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                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Wed, 07 May 2008 13:36:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/02/02/1833855176.jpg&quot; id=&quot;media-998849&quot; alt=&quot;1833855176.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998849&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette aspiration à une forme quelconque de libération est illustrée dans « Le Coffre-fort », où un personnage sans nom se réveille chaque matin dans un corps différent. Incapable d'obtenir le moindre contrôle sur les conditions matérielles de son existence, il se contente d'épouser, jour après jour, l'identité de ses hôtes, jusqu'à celui où il découvre comment son esprit a réussi à survivre en empruntant les capacités du cerveau de ses hôtes. Il décide alors de prendre sa vie en main et de s'affirmer en tant que personnalité autonome. On peut difficilement trouver plus bel exemple de ce que Sartre appelle l'exercice de la liberté en situation que cet homme dont la vie est dispersée de manière fractale (de la même façon, soit dit en passant, que les réalités virtuelles de &lt;i&gt;La Cité des permutants&lt;/i&gt;) et n'existe, littéralement, que sous forme de statistique de ses passages dans le cerveau de ses&amp;#8230;&lt;/div&gt;
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                <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (3)</title>
                <link>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/archive/2008/05/04/greg-egan-un-moraliste-dans-l-ere-du-choix-3.html</link>
                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Mon, 05 May 2008 18:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/00/00/862303259.jpg&quot; id=&quot;media-998774&quot; alt=&quot;862303259.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998774&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le héros de Greg Egan est donc un homme déterminé — par l'histoire, la société et avant tout par la biologie — qui se sait déterminé et qui, sachant cela, fait face au problème de l'identité et de la liberté. Des questions qui ont souvent été traitées par les philosophes et les écrivains.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « &lt;i&gt;La philosophie existentialiste est centrée sur l'existence et sur l'homme. Elle privilégie l'opposition etre l'existence et l'essence. Quant à l'homme, il est ce que chacun fait de sa vie, dans les limites des déterminations physiques, psychologiques ou sociales qui pèsent sur lui, mais il n'y a pas une nature humaine, dont notre existence ne serait que le simple développement. […] Cette philosophie a en son cœur la liberté, puisque hacun sera défini finalement, par ce qu'il aura fait.&lt;/i&gt; » (5)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour Sartre, l'homme invente l'homme, et cette invention s'incarne essentiellement dans le champ social et politique. Mais&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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                <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (2)</title>
                <link>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/archive/2008/05/03/greg-egan-un-moraliste-dans-l-ere-du-choix-2.html</link>
                <author>noreply@ (Génération Science-fiction)</author>
                                                <category>Sylvie Denis</category>
                                                <pubDate>Sat, 03 May 2008 14:36:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/02/00/951719407.jpg&quot; id=&quot;media-993977&quot; alt=&quot;951719407.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-993977&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Né en 1961 à Perth, où il réside encore aujourd'hui, Greg Egan a fait des études de sciences et notamment de mathématiques. À ce jour, il a publié quatre romans : &lt;b&gt;An Unusual Angle&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Quarantine&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;La Cité des permutants&lt;/b&gt; (John Campbell Award du meilleur roman de SF en 1994), &lt;b&gt;L'Énigme de l'univers&lt;/b&gt; et un recueil de nouvelles, &lt;i&gt;Axiomatic&lt;/i&gt;. Sa nouvelle « Cocon » a été nominée pour le prix Hugo en 1995. Son prochain roman, &lt;b&gt;Diaspora,&lt;/b&gt; devrait paraître début 98. Néanmoins, certains critiques sont restés tièdes, et d'autres qualifient régulièrement ses textes de « philosophiques »… comme pour se justifier de n'avoir rien à en dire de plus.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La réponse se trouve peut-être dans la définition que Norman Spinrad avait donné des cyberunks dans un article pour &lt;i&gt;Asimov's Science-Fiction Magazine&lt;/i&gt;. Dans « Les Neuromantiques » (4), Norman Spinrad proposait d'appeler ainsi les cyberpunks car : « &lt;i&gt;Gibson écrit de la hard&lt;/i&gt;&amp;#8230;&lt;/p&gt;
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