01/08/2011
Desolation Road
Casus Belli n° 54, 4e trimestre 1989
Ian McDonald
Robert Laffont
Après deux énormes romans de Greg Bear se faisant suite, la collection "Ailleurs & Demain" publie ce qui sera vraisemblablement la surprise de cette fin d'année : Desolation Road, de Ian McDonald. cette description d'une planète Mars terraformée aurait pu n'être qu'un avatar de la conquête de l'Ouest, de la poursuite du Rêve américain. La fondation de la petite ville de Desolation Road, l'omniprésence du désert et du chemin de fer rappellent sans équivoque cette période de l'histoire des U$A. Mais Ian McDonald ne s'est pas arrêté là ; il a créé tout un univers délirant, avec ses dieux, ses prophètes, ses légendes et ses multiples références croisées. Il est difficile de résmer un tel livre, voire d'en recenser les innombrables thèmes : féodalisme industriel et voyage dans le temps, guerre civile et extase mystique, surréalisme et technologie avancée, entre autres. Desolation Road est un roman foisonnant, baroque et original qui opère une synthèse — l'une des synthèses possibles — entre différents courants de la science-fiction, dont le cyberpunk, et de la fantasy (à laquelle il se rattache par certains côtés). Saga familiale, légende éclatée, chronique historique — ce livre est tout cela est plus encore. Un achat indispensable, qui vous permettra de créer des décors pour de nombreuses parties de jeux de rôles.
Roland C. Wagner
10:13 Publié dans Roland C. Wagner | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : science-fiction, mars, littérature |
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23/08/2009
Battle Beyond the Sun

Un film soviétique de 1959, racheté par Roger Corman et bricolé par Francis Ford Coppola (notamment responsable de l'ajout des monstres martiens) pour une sortie aux USA en 1964. Tombé dans le domaine public, on le trouve sur l'excellent site archive.org.
11:27 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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19/07/2009
L'épopée martienne & La Belle Valence
Casus Belli n°100, décembre 1996

Théo Varlet
Encrage, 1996
Théo Varlet est aujourd'hui bien oublié. Cet auteur fut pourtant l'un des écrivains francophones les plus importants de l'entre-deux-guerres, mais l'absence de réédition de ses œuvres l'avait relégué dans les limbes littéraires. La récente publication d'un fort volume reprenant les deux romans constituant L'Épopée martienne, écrits en collaboration avec Octave Jonquet, ainsi que La Belle Valence, co-écrit avec André Blandin, constitue donc un événement qu'il convient de saluer dignement. L'Épopée martienne montre de qu'aurait pu être le space opera à la française. Cette histoire purement cauchemardesque de guerre interplanétaire qui s'ouvre sur une citation d'H.G. Wells, a fort bien supporté l'épreuve du temps, et les MJ désireux d'inclure des scènes de panique collective de d'apocalypse y trouveront sans problème l'inspiration nécessaire. La Belle Valence voit une compagnie de poilus de 1914 transportée au XIVe siècle : un texte iconoclaste et plein d'humour recelant une vision pas très orthodoxe de la vaillante armée française d'alors. Ces deux romans sont superbement illustrés par Guillaume Sorel.
Roland C. Wagner
14:13 Publié dans Roland C. Wagner | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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11/05/2009
Mars ou crève
Un film d'animation de Sylvain Leroy, visible sur Générations Science Fiction. Diffusion : Ralamax Prod.

17:42 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14/10/2008
En terre étrangère

Élevé par des Martiens, Valentin Michaël Smith, riche héritier de pionniers de l'exploration spatiale, est un jeune homme étranger à la culture terrienne. Face aux militaires et aux politiques, un groupe (le riche et cynique avocat-écrivain-scénariste Jubal, l'infirmière Jill, le journaliste Ben) entreprend de le défendre et de l'initier à la pensée terrienne. Les trois premières parties nous montrent un humain aux pensées extraterrestres extrêmement touchant car perdu dans notre monde cruel et manipulateur.
Dans les deux parties suivantes, écrites postérieurement à la première version, Michaël finit par voler de ses propres ailes : à l'époque où fleurissent les sectes et se répand la publicité (occasions pour l'auteur de commentaires sarcastiques), il fonde sa propre religion. Basée sur les principes de la philosophie martienne, elle permet d'acquérir la connaissance et le contrôle de soi, la compréhension des choses, ce qui se traduit par l'obtention de pouvoirs tels que la télépathie, la disparition physique des indésirables, la lévitation des objets ou la faculté de s'enrichir facilement.
Critique de la société capitaliste et de ses excès, visionnaire d'une société en quête de vérité qui prône une sexualité libre et partagée par tous, ce roman est devenu la bible des hippies et a obtenu le prix Hugo en 1962, après Double étoile en 56 et Étoiles, garde à vous (le controversé Starship Troopers) en 59.
En France, la fascination pour En Terre étrangère (traduit seulement neuf ans plus tard) s'explique surtout par les qualités de conteur hors pair de Heinlein. Sinon, on est tour à tour enchanté, irrité, scandalisé par les idées généreuses, machistes, réactionnaires de l'auteur. Jubal est probablement le personnage qui exprime le mieux les positions de Heinlein, dont le cynisme masque le radicalisme de la pensée.
09:59 Publié dans Claude Ecken | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : science-fiction, sectes, mars, sexualité, hippies, littérature |
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