19.12.2008
Une page de publicité
La Saison de la colère, le nouveau roman de Claude Ecken qui traite du réchauffement climatique en Provence dans un avenir proche, vient de paraître aux éditions du Somnium.
Un petit extrait en vidéo :

Et voici le bon de commande si vous désirez vous procurer ce roman.
Sylvie Denis a quant à elle publié en octobre Les Îles dans le Ciel, premier volume du Peuple du Cygne, aux éditions Mango.

Roland C. Wagner vient de mettre en ligne "L'Esprit de la Commune", un texte rattaché aux Futurs Mystères de Paris mettant en scène Peggy Sue la fantoma, qui se situe entre Tøøns et Babaluma.
Le Panthéon a été remplacé pendant la nuit par une statue de Louise Michel.
Par qui ? Pourquoi ?
Téléchargement direct.
Via BitTorrent.
En chargeant la mule.
Je rappelle que toute une pelletée d'autres textes de SF ou sur la SF sont disponibles ici, tous sous licence CC by-nc-nd.
Enfin, le même Roland C. Wagner a récemment créé One-Two-Three-Four! un blog érudit consacré à ses musiques préférées : garage, psychédélique, acid punk, krautrock, japonais expérimentaux et tout ce genre de choses
23:28 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, réchauffement climatique, commune de paris, louise michel, littérature jeunesse
12.12.2008
Internet, néo-nazis, putains rock'n'roll, jeux vidéo et pédophile myope
Ce n'est pas parce qu'un espace d'expression est collectif qu'il y règne une pensée unique. Voici donc les réactions tout à fait pertinentes d'Ugo Bellagamba et de Claude Ecken à la vidéo du billet précédent :
Cela ne me semble pas directement viser la SF telle que nous la défendons, mais plutôt les jeux vidéo qui UTILISENT un contexte de SF, et ce, généralement de façon très superficielle. A tout prendre, un monstre dans le genre d'Alien, qui arrache la tête de la mère avant de monter l'escalier, m'aurait semblé plus approprié. Et donc plus criticable. Là, ils sont tout simplement à côté de la plaque. Surtout ce qui me gêne dans ce film, et me paraît terriblement maladroit, c'est de désigner une tête-type de pédophile à l'inconscient collectif : c'est pas de chance pour ceux, autour de nous qui ont la cinquantaine, sont dégarnis, un peu ringards, binoclards et bedonnants, parce que va falloir qu'ils rasent les murs.
C'est d'autant plus regrettable que, jouant sur des clichés, ce spot ne remplit pas sa mission. Dans la réalité, les apparences sont souvent trompeuses, d'où la nécessité de disposer d'un esprit critique, d'un recul nécessaire. Ce qui précisément, les parents doivent apprendre à leurs enfants, et aujourd'hui, plus encore que jamais auparavant. Sinon, ils pointeront l'altérité du doigt et ne verront jamais les dangers qui se cachent au plus près d'eux. Une leçon qu'une simple lecture du Père Truqué de Philip K. Dick, ou de Double Etoile de Robert A. Heinlein, donne facilement. Tiens, de la vraie SF.
Ugo Bellagamba
Pour être franc, je trouve l'amalgame avec la SF un peu rapide et réducteur. Ce n'est pas la SF qui est visée ici mais le jeu vidéo violent, auquel se livrent en général les ados, et qui ne sont pas intrinsèquement condamnables, ni si violents que ça, par rapport à ce qu'on nous montre par ailleurs, au 20 heures ou dans les documentaires, assez racoleurs dans la violence ou le sordide, mais c'est le monde qui est comme ça, chère madame, alors laissez-moi faire le gros plan sur cette flaque de sang et n'emportez pas trop vite à la morgue ce cadavre boursouflé, on a le droit d'informer, merci pour nos voyeurs. Pour ces jeux, comme pour les films, il existe une commission de censure avec des indications d'âge, comme le rappelle par ailleurs un autre clip dédié aux images télévisuelles... sous-entendu de fiction (il n'y a pas de limite d'âge pour les autres émissions).
Il ne faut pas mettre les jeux vidéos, fussent-ils un peu musclés ou coquins, ni la fiction et la culture en général, ni même le X (à moins de revenir à la censure du temps des salles de cinéma spécialisées et des envois sous pli discret), bref, tout ce qui est du ressort de l'imaginaire, dans le même sac que les sites néo-nazis, pédophiles, d'arnaque en ligne, de rencontres louches et autres, qui, eux, touchent au réel et ont des conséquences bien concrètes ! Ce dernier personnage, mélange de trooper à la Star Wars et de G.I. jette d'ailleurs le discrédit sur le reste du clip en assimilant les situations précédentes à n'importe quel contenu, fictif ou réel, mettant en scène de tels personnages. Ces très classiques mafiosi font-ils référence à des polars violents ? Ces caricatures de greluches symbolisent-elles les rencontres qu'on fait sur le Net ou bien les images porno ? Car si l'imaginaire est volontairement visé ici, il faudrait alors alerter sur les films, téléchargés à toute berzingue, les photos, les chansons, les écrits réservés aux adultes. Pourquoi se limiter au jeu vidéo, et pourquoi, parmi ceux-ci, préférer un combattant du futur plutôt qu'un soldat d'une armée identifiable (voir les nombreux jeux autour de la seconde guerre mondiale), un serial killer urbain, une créature fantastique ou un barbare à l'épée ? Voilà les questions qu'il faut se poser. Avec ce visiteur de trop, le clip diminue fortement la portée de son message.
Claude Ecken
12:44 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : science-fiction, jeux vidéo, internet, propagande





Joseph Altairac




