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culture science fiction

  • livre : La serre du bout du monde, de Cho-yeop Kim

    La serre du bout du monde Cho-yeop Kim.JPGL'histoire se déroule dans un petit village reculé, au coeur d'une forêt dense et mystérieuse. Nous faisons la connaissance de Ji-ho, un botaniste passionné qui décide de se rendre dans une serre légendaire située au bout du monde. Dans cette serre mythique, se trouvent des plantes extraordinaires aux pouvoirs magiques. Ji-ho souhaite découvrir ces plantes et comprendre leur fonctionnement, mais cela ne sera pas sans difficultés. Il devra faire face à des énigmes complexes, à des gardiens mystérieux et à des épreuves dangereuses qui mettront à l'épreuve sa détermination et sa bravoure.

     
    Le personnage de Ji-ho est extrêmement bien développé et nous permet de nous identifier à lui facilement. Son amour pour la botanique et sa soif de connaissances le rendent attachant et inspirant. De plus, Cho-yeop Kim - qui fait partie de ces jeunes écrivains Coréens en vogue - a créé un ensemble de personnages secondaires tout aussi fascinants que Ji-ho. La sorcière du village, la gardienne de la serre et les adversaires rencontrés en chemin sont tous des individus complexes et intrigants qui contribuent à enrichir l'intrigue.

    Thèmes abordés
    "La serre du bout du monde" aborde plusieurs thèmes profonds tels que la recherche de soi, la quête de connaissance et la dualité entre la nature et l'homme. L'auteur explore également la relation entre l'homme et le monde végétal, soulignant l'importance de protéger notre environnement naturel. Ces thèmes donnent au roman une profondeur supplémentaire et permettent au lecteur de réfléchir sur des questions universelles.

    Le style d'écriture de Cho-yeop Kim est tout simplement magnifique. Son utilisation des descriptions poétiques et des métaphores transporte le lecteur dans un monde imaginaire captivant. Chaque page est imprégnée d'un style lyrique qui donne vie aux paysages luxuriants et aux situations palpitantes dans lesquelles Ji-ho se retrouve.

    Conclusion
    "La serre du bout du monde" est une merveille littéraire qui détient le pouvoir de captiver et d'enchanter les lecteurs. Cho-yeop Kim a créé une histoire incroyablement originale, qui nous fait voyager au-delà des frontières de notre imagination.

    La serre du bout du monde de Kim Cho-yeop , aux édtions Decrescenzo

  • Critique de : Just A Pilgrim - Vol.1, de Garth Ennis/Carlos Ezquerra

    Just A Pilgrim - Vol.1.JPGAprès Preacher et ses 66 numéros d’irréligieuses boucheries, éviscérations, incestes, énucléations, émasculations, tronçonnages, viols, tortures et autres délicatesses, on croyait avoir tout vu avec Garth Ennis. Nous étions en 2000 et nous avions tort. Il pouvait bien pire.
    En 2001, l’irlandais fou revient avec son complice Carlos Ezquerra aux dessins pour l’abominable Just A Pilgrim.
    Dans un futur indéterminé, la prédiction des scientifiques s’est accomplie. Le soleil en fin de vie a commencé une période d’expansion brutale, dévorant Mercure et Venus, provoquant le cataclysme qui est resté sous le nom de La Brûlure. Tout la surface du globe a été carbonisée, les océans se sont évaporés. Ce qui reste de l’humanité, les rescapés protégés au moment de la Brûlure, erre sur une planète dévastée, parcourant les grandes plaines océaniques désormais à nues en quêtes des dernières zones habitables. Un groupe de colons vient de quitter les Féroés et cherche à passer la Grande Dorsale Atlantique. Hélas pour eux, les voilà en plein territoire du sanguinaire Castenado, sanguinaire seigneur de la guerre de ce nouveau Far West. Les colons sur le point d’être massacrés par les hordes de Castenado ne doivent d’en réchapper qu’à l’intervention d’un mystérieux personnage, le Pèlerin.
    Mais bien vite, il apparaît que le sauveur est un bien étrange personnage, abominablement violent et cynique, en conversation avec Dieu, citant des extraits des textes sacrés en même temps qu’il explose les cervelles au calibre 44. Et si ça ne suffisait pas, le Pèlerin cache un passé plus que glauque et ses motivations dans l’accomplissement de Son œuvre pourrait en refroidir plus d’un.
    Le personnage du Pèlerin n’est pas sans rappeler le Saint des Tueurs de Preacher et on retrouve beaucoup des gimmick d’écriture de Ennis (le poissard absolu et tête de turc du destin, personnage récurrent dans son œuvre). Just A Pilgrim, c’est Mad Max meet Preacher meet Rob Zombi (version réalisateur). Question originalité, on repassera mais question inventivité dans l’horreur, difficile de faire mieux (ou pire c’est selon).
    Niveau graphique, Carlos Ezquerra s’en sort honorablement et sert le récit correctement sans plus. Je n’ai jamais été fan de son boulot (sur Bloody Mary déjà avec Ennis), on a un peu l’impression d’un Darrick Robertson du pauvre.
    On ne ressort pas indemne de cette lecture, autant le dire franchement. La brutalité de certains passages peut franchement vous amener la nausée. Là où Preacher jouait la carte de l’humour ou du machisme sudiste, rien ne vous sauve de l’horreur glauque de Just A Pilgrim.
    Remarquablement écrit, mené tambour battant, bourré d’idées novatrices sur un sujet plus que rebattu, outrancier comme il se doit pour du Ennis, Just A Pilgrim n’est pas à mettre en toutes les mains.

    Scénario : Garth Ennis
    Dessins et encrage : Carlos Ezquerra
    Parution initiale en 5 numéros de mai à septembre 2001 aux USA chez Black Bull.
    Edition française compilé en un volume en février 2002 chez Semic.

     

    Just A Pilgrim - Vol.1
    Garth Ennis/Carlos Ezquerra

  • Avis sur le livre : L’Homme qui peignit le dragon Griaule , de Lucius Shepard

    L’Homme qui peignit le dragon Griaule.JPGL’Homme qui peignit le dragon Griaule par Jean-Daniel Brèque, une des nouvelles du recueil écrites par ce grand auteur nord-américain qu’on peut dire « culte » parce que si apprécié par certains lecteurs de SF et fantasy il n’est malheureusement pas lu par les amateurs de littérature blanche. Dommage ! Surtout que son réalisme magique, son style, sa sensibilité m’ont plus d’une fois fait penser à un autre grand écrivain, Gabriel García Márquez, auteur lu par un très large public. Alors si vous êtes comme moi, lecteur de littérature « blanche » mais ouvert aux genres de l’imaginaire, téléchargez cette longue nouvelle aujourd’hui ! 

    Et si la nouvelle vous plaît, vous pourrez poursuivre cette série consacrée au dragon Griaule en téléchargeant le recueil complet à partir du 22 septembre. Celui-ci sera vendu 25 € en papier et 10.99 € en numérique (toujours sans DRM). C’est ici que ça se passe ainsi que sur tous les sites des libraires proposant à la vente des livres numériques !

    L’univers développé par Lucius Shepard n’aura jamais été publié dans son intégralité, ni en France ni ailleurs dans le monde. Rien que pour ça la parution du dragon Griaule est en soi un événement ! Celui-ci contiendra donc six novellas toutes inédites en français (ou nouvelles traductions), dont L’Homme qui peignit le dragon Griaule, texte liminaire publié en 1984 dans lequel l’auteur introduit « l’univers de Griaule, un monde préindustriel où un dragon titanesque a été pétrifié par un puissant sorcier voilà plusieurs millénaires. Depuis ces temps reculés, la créature s’est « intégrée » au paysage, devenant à elle seule une chaîne de montagne chargée de végétation qui abrite ville et villages. Mais si le monstre ne bouge plus, il n’en est pas mort pour autant. Ainsi Griaule continue-t-il d’instiller sa néfaste influence, une insidieuse corruption qui s’attaque aussi bien aux hommes qu’à la nature… Car Griaule poursuit un but. Inavoué et inavouable… » Mais soudain surgit un homme étrange, un peintre et tatoueur qui a un drôle de projet à proposer aux pères de la cité : empoisonner le dragon Griaule en le peignant…

    Étant un lecteur très occasionnel de SF et de fantasy je ne savais pas si cette nouvelle allait me plaire. Mais face à un styliste et à un peintre pareils impossible de ne pas s’y engouffrer. Fond et forme ici s’épousent admirablement. L’univers qu’il dépeint, la cité de Teocinte et ses environs, mêle le beau, le glauque et le merveilleux et tout ça parfois le temps d’un glissement à l’intérieur d’une même phrase. Sa manière de décrire ce que ses personnages voient est réalisée avec une minutie et un goût du détail qui font mouche (voyez par exemple comment il croque le dragon, ce qu’il dit de ses écailles par exemple). Impressionnant également ce paysage qui se modifie à mesure que le projet du peintre prend forme. Il y a aussi dans ce texte un travail très fin sur les oppositions art et pouvoir, amour et ambition, folie créatrice et bêtise de ceux qui gouvernent. On y trouve également de beaux passages sur la patience et la beauté mortelle ou encore sur la déliquescence d’une société. Quitte à être emphatique soyons-le jusqu’au bout ! J’avoue que j’ai également aimé que le temps soit ici étiré à souhaits, à la fois dans l’histoire racontée mais également dans la construction elle-même du récit qui avance de manière polyphonique et non linéaire. En deux mots, allez y !